Sylvia Serfaty, professeure à Sorbonne Université et au Courant Institute of Mathematical Sciences à New York, a été élue à l’Académie des sciences. L’Académie a élu 18 nouveaux membres, dont seulement 5 femmes :
Mathématiques :
Sylvia Serfaty, professeure à Sorbonne Université, Laboratoire Jacques-Louis Lions (LJLL – CNRS/
Sorbonne Université/Université Paris Cité) et professeure au Courant Institute of Mathematical
Sciences à New York. Les travaux de Sylvia Serfaty se situent à l’interface entre l’analyse, les équations
aux dérivées partielles, les probabilités et la physique mathématique et statistique. Elle s’est intéressée
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à l’analyse de l’arrangement des tourbillons de vortex dans l’équation de Ginzburg-Landau, ainsi qu’à
leur dynamique, et à la mécanique statistique des gaz de Coulomb et de Riesz.
Physique
Odile Stephan, professeure à l’université Paris-Saclay, Laboratoire de physique des solides (LPS – CNRS/
Université Paris-Saclay). Odile Stéphan est spécialiste en microscopie et spectroscopie électroniques.
Elle repousse, avec son équipe, les limites de ces techniques pour mieux comprendre les interactions
entre la lumière, les électrons et la matière à l’échelle nanométrique. Elle explore des domaines variés
comme la physique des nanomatériaux et la nano-optique.
Sciences mécaniques et informatiques
Claire Gardent, directrice de recherche au CNRS, Laboratoire lorrain de recherche en informatique et
ses applications (Loria – CNRS/Université de Lorraine). Claire Gardent est spécialiste du traitement
automatique des langues. Ses travaux couvrent la sémantique formelle et computationnelle, la
génération de texte conditionnelle, ainsi que l’interface entre langage, connaissances et raisonnement.
Sciences de l’univers
Marta Volonteri, directrice de recherche au CNRS, Institut d’astrophysique de Paris (IAP – CNRS/
Sorbonne Université). Les recherches de Marta Volonteri visent à comprendre la formation et l’évolution
des trous noirs massifs, des premières galaxies jusqu’aux galaxies de l’Univers local. Ses travaux ont
démontré l’importance de l’interconnexion de différents processus astrophysiques pour comprendre
ce phénomène
Chimie
Sylviane Muller, directrice de recherche émérite au CNRS, laboratoire Biotechnologie et signalisation
cellulaire (BSC-CNRS/ Université de Strasbourg) et membre de l’Institut d’études avancées de
l’université de Strasbourg (Usias). Chercheuse en immunologie et chimie thérapeutique, Sylviane
Muller est spécialiste des maladies autoimmunes. Elle est connue pour être à l’origine d’un traitement
peptidique prometteur actuellement en étude clinique avancée contre le lupus